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On s'en fout, quoi ! ... 

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La série « On s'en fout, quoi ! … »  est un projet photographique mené dans le cadre de ma recherche doctorale sur les représentations contemporaines de la ménopause.

A cette occasion, j'ai travaillé durant presque deux ans au Planning Familial 21, en étroite collaboration avec des femmes dans la trajectoire de la ménopause, qui ont eu un impact extrêmement fort sur le regard que je porte désormais sur le sujet.
 

Loin de la violence de la stigmatisation médiatique, j'ai découvert une période de vie dans laquelle les mots « liberté » et « sérénité » prennent un nouveau sens. J'ai découvert que la cinquantaine, la soixantaine, nous promettent bien plus beau que d'être une femme « périmée », mais qu'il nous appartient de construire ces nouvelles façons d'être et de se revendiquer, hors d'un cadre étouffant et insultant.

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Je suis partie à la recherche d'échanges et de partages sur ces expériences qui résonnent dans tous nos corps et nos vécus de femmes ou de personnes menstruées, pour commencer à poser les fondations de la cinquantenaire épanouie que j'aspire à devenir. 


Au travers d'un tabou ancré depuis le 19ème siècle par le docteur De Gardanne, qui a qualifié la ménopause d'âge « critique » des femmes, je ressens le besoin d'aller chercher des réponses, des exemples, des histoires et des mots plein de douceur et de puissance, chez celle qui savent, qui traversent, qui cherchent, qui ont trouvé, et surtout, qui acceptent de partager. J'y ai trouvé l'amour, la sérénité, le respect de ses limites, la recherche d'une vie de devenir « copine avec son corps », le rôle de certains liens familiaux, une volonté d'indépendance, un besoin de liens sociaux, et surtout, des expériences qui font fortement échos à ce qui me traverse déjà aujourd'hui.

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L'enquête & la photographie

La pratique de l’enquête par le proche, au sens entendu par Pauline Escande-Gauquié et Pauline Brouard (2023) a facilité la structuration d’une collaboration étroite avec les personnes concernées, dont les vécus individuels semblaient en dissociation forte avec les discours médicaux et les représentations collectives. L’adoption d’une rigueur scientifique sensible me permet de rendre compte de la complexité de cette trajectoire et de son caractère mouvant, au travers de cette productions artistique.

 

Je m’inspire d’une logique de care (Le Marec, 2020), dans une posture située et collaborative, ayant pour objectif de ne pas me limiter à une éthique individuelle, mais proposer une transformation profonde des relations et des formes de production des savoirs, en rendant visibles des expériences et des voix longtemps tenues pour insignifiantes. Cette période de vie dite « plus secrète qu’une société secrète » (charlap 2019), mise à mal par la stigmatisation et le manque d’information qui l’entoure, est en réalité une période de transition où les besoins de représentations positives alternatives émergent, à l’initiative des personnes dans la trajectoire de la ménopause.

 

Cette proposition d’une dizaine de photographies fait partie d’une recherche doctorale au sein de la Sorbonne CELSA mobilisant des méthodologies de recherche-création et d'un projet de santé publique mené par le Planning Familial 21, soutenu par la préfecture BFC, l'ARS BFC, la CPAM de Côte d'or, la ville de Dijon, la ville de Longvic et Harmonie mutuelle.

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